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L' HISTOIRE DE KARL KEMOV

Le 30 juin 1908, une météorite géante dont l’onde de choc comparable à mille bombes d’Hiroshima explose 8000 metres au dessus de la région de Toungouska en Sibérie, ravageant 2000 km2 de Taïga. Le même jour, dans un petit village de cette même région voyait la naissance de Karl Kemov, personnage peu connu de ce coté-ci de l’Atlantique. Et pourtant…
Fruit d’une mère Allemande et d’un père Russe, le jeune Karl développa dès son plus jeune âge un fort attrait pour tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un animal : cerfs, élans, chevreuils, gloutons, mais aussi ours ou tigres,…il etait fasciné par tous ces animaux qu’il croisait régulièrement lors de longues après-midi de chasse avec son oncle Vasiliy, chasseur aguerri. Un nombre prodigieux de ces trophées ornait le salon de la famille. Le jeune Karl aimait se les approprier afin de jouer avec ses camarades tout en imitant à la perfection sons et grognements entendus la veille; chacun devenant alors à tour de rôle, ours, cerf, tigre ou autre bête chimérique provenant de l’imagination débordante d’un enfant ayant grandi de facto parmis les bêtes.
Quelques années plus tard, le jeune Karl, alors adolescent, pour aider son oncle, rejoignait régulièrement celui-ci pour l’aider à la découpe du bois afin de se préserver des grands froids sibériens. Se souvenant des longues après-midi qu’il passait à jouer avec ses amis affublés de divers masques se pourchassant les uns les autres dans les forêts proches de sa maison, Karl avait progressivement pris l’habitude de la chasse avec son oncle, developpant ainsi un sens aigü de la traque, et bien évidemment, de la mise à mort.
Pendant ces longues journées, l’oncle Vasiliy avait pour habitude de lui raconter ses propres histoires d’enfant privé de tout et livré à lui-même. Les journées se terminaient regulièrement, lorsque la chasse était fructueuse, par un bon repas accompagné d’un bon alcool local, qui delayaient alors toutes les langues, y compris celles des plus hardis d’entres eux. Ainsi, histoires de beuveries, de chasse, de femmes, alimentaient l’imagination de l’adolescent qui à son tour se racontait des histoires qui finissaient plus par ressembler à des contes surréalistes qu’à la réalité.
A 18 ans, le jeune homme était non seulement devenu un solide gaillard, mais également un esprit doté d’une inventivité excessive. Toutes les nuits il rêvait de combats, de formes organiques étranges vétues de masques, s’opposant les unes aux autres, arborant  chacune d’entres elles l’image d’un animal réel ou non, dans un chaos organisé autour d’un même but : sa victoire.
Débordé par ses rêves, même en plein jour, il retrouvait dans son sommeil ces hordes d’animaux mi-hommes mi-bêtes. Vêtu d’un masque de tigre blanc, il les affrontait lors de combats à mains nues, devenant  alors lui-même un être surréel, une machine à combattre, prête à défier n’importe quelle force.
Son oncle, alors proche de la soixantaine, et dont le rêve etait de partir un jour au Mexique afin de voir une de ces fameuses pyramides décida, après avoir reuni toutes ses economies, d’emmener le jeune Karl Kemov avec lui dans un voyage qui s’avéra long et difficile.
Le 3 novembre 1929, ils arrivèrent enfin a Mexico. Sur le chemin les menant vers la Pyramide du Soleil, Karl eu une révélation. Placardées le long des murs, des dizaines, des centaines d’affiches vantant les mérites des “luchadores” mexicains, mi-hommes mi-dieux, combatants plus surréalistes les uns que les autres, affublés de masques tout aussi irréels innondaient tout sur son passage. D’un coup, ses rêves étaient devenus réalité.
Il se voyait déja vétu d’un masque de tigre blanc affrontant les lutteurs les plus ardents du continent. Une incroyable force monta alors en lui, lui préscrivant comme un remède à ce qu’avait été sa vie jusqu’alors, comme une ordonnance tombée du ciel aztéque.

Ainsi naquit la légende du plus grand catcheur de tous les temps: Karl Kemov dit “el tigre blanco”. S’ensuivit l’histoire courte mais prestigieuse d’un homme dont le destin avait pris en compte les songes d’un enfant débordant d’imagination et dont le secret residait probablement dans les évenements qui eurent lieu en ce jour du 30 juin 1908.